Les soeurs de Sainte-Marthe

 

Les dernières soeurs de Sainte-Marthe

Née en 1673, Françoise-Elisabeth Jourdain, épouse du sculpteur Théodon, fonda en 1713, à l'imitation de l'Institut des Filles de l'Enfance de Toulouse, la congrégation des soeurs hospitalières de Sainte-Marthe avec l'appui de l'archevêque de Paris, le cardinal de Noailles. Du nom de leur fondatrice, les soeurs de Sainte-Marthe furent bientôt surnommées les "théodones". Proche de l'esprit de Port-Royal, leur congrégation religieuse était vouée à la charité et à l'éducation chrétienne des jeunes enfants. Comme les frères Tabourin, les soeurs de Sainte-Marthe s'implantèrent tout d'abord dans le faubourg Saint-Antoine, avec le soutien du curé janséniste de Sainte-Marguerite Jean-Baptiste Goy. Elles tinrent plusieurs maisons au cours du XVIIIème siècle et pendant les premières années de la Révolution. La communauté fut dissoute en 1794 avant de se reconstituer autour de la soeur Gilles en 1805. Les religieuses de Sainte-Marthe reprirent leurs activités de charité au cours du XIXème siècle et s'illustrèrent particulièrement lors de la grande épidémie de choléra de 1865-1866 mais, confrontée à une pénurie de nouvelles recrues et à l'hostilité d'une partie des autorités ecclésiastiques, la communauté périclita. Les dernières soeurs finirent par s'installer à Magny-lès-Hameaux, près de Port-Royal des Champs. La communauté finit par s'éteindre quand disparut la soeur Simon, la dernière survivante, en 1918. Une partie de ses archives a été léguée à la Société de Port-Royal, ainsi que de nombreux ouvrages qui sont venus enrichir les fonds de la bibliothèque.

 

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Dernière actualisation de la page : 2 janvier 2019

                                                                                                                                                               

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